T. DOUMONGUE et al. / Int. J. Biol. Chem. Sci. 17(4): 1371-1383, 20231372Ethnobotanical survey of plants used in the treatment of nervous systemdisorders in traditional medicine in TogoABSTRACTTraditional medicine treats various diseases, including those affecting the nervous system, usually usingplant species. The objective of this study was to identify the plants used in traditional medicine for the treatmentof neuropsychiatric disorders. An ethnobotanical survey in the Maritime and Savanes regions (Togo) based onsemi-structured interviews enrolled 103 plant professionals. The survey data identified 21 plant species groupedinto 17 families. The Bignoniaceae family was the best represented with three species. There was a strong use ofRauvolfia vomitoria (55.34%). Roots (55%), root bark (18%) and leaves (17%) were the most stressed. The mainmethod of preparation was decoction (48%). The plant professionals of Togo have diversified knowledge onbiodiversity and its therapeutic virtues.© 2023 International Formulae Group. All rights reserved.Keywords: Rauvolfia vomitoria, investigation, Plant Professional, decoction.INTRODUCTIONUn trouble neuropsychologique estun déficit d’une ou de plusieurs fonctionsmentales supérieures dans le cerveau commel’attention, la mémoire à court et long terme, laconcentration, l’orientation spatiale ettemporelle, la motricité, le langage, leraisonnement, l’organisation de la pensée oules perceptions (visuelles, auditives). Ce déficitentraine des problèmes dans le fonctionnementde l’enfant ou de l’adulte qui en souffre(difficultés d’apprentissage, difficultés decomportement, échecs scolaires ouprofessionnels, difficultés relationnelles,sociales, émotives, etc.) (Pillou, 2014).L’Organisation Mondiale de la Santéévalue à environ 450 millions de personnessouffrant aujourd’hui d’un désordre mentaldans le monde et un quart de la populationmondiale est concerné par ce risque. Cettepathologie touche des gens de tous les pays,indépendamment de leur âge, de leur sexe, deleur niveau d’éducation ou de leur revenu.Outre les conséquences négatives de tellespathologies sur le bien-être individuel, l’OMSestime à mille milliards de dollars US le coûtde ces troubles pour l’économie mondiale etplace le suicide comme première cause demortalité chez les jeunes. Ainsi, en 2019,l’OMS avait inauguré son « Initiative pour lasanté mentale » qui devrait s’étendre jusqu’en2024, avec un budget total de 60 millions dedollars US ; l’objectif étant d’apporter uneréponse à la prévalence de plus en plusimportante des troubles mentaux etpsychologiques (OMS, 2021).La situation de la psychiatrie en Afriqueest bien différente de celle que l’on rencontreen Occident. Bien que constituant une prioritépour l’OMS et pour les politiques sanitaires denombreux pays africains, les pratiques enmatière de prise en charge total des maladiesmentales demeurent peu connues (Coulidiaty etal., 2019). Selon Bissouma et al. (2013) , ilexiste peu d’écrits sur l’histoire de lapsychiatrie en Afrique. Dans les pays au sud del’équateur, il existe une corrélation parfaiteentre le chômage et la santé mentale des jeunes,ce qui hausse la prévalence. En effet, depuis lesannées 80, des études ont montré que lechômage et le non-emploi causent beaucoup deperturbations chez les jeunes. Plus ils durent,davantage peuvent-ils causer des troublesprofonds sur les différents aspects de la santémentale de ces mêmes jeunes. En effet lesréactions au chômage, les stades traversés parles adolescents en recherche d'emploientrainent des atteintes à leur santé mentale quipeuvent se manifester par l'indépendance, laréaction d'ennui, la diffusion de l'identité,l'estime de soi, la culpabilité et la honte,l'anxiété et la peur, la colère, la dépression,l'atteinte des relations familiales, lesperturbations dans l'organisation du tempslibre, l'augmentation du taux de suicide,l'augmentation de la consommation de drogues